A regarder les piétons en conversation avec leur
téléphone portable dans la rue, les conducteurs à l’oreillette et les ados les doigts rivés à pianoter des sms, on se demande comment nous pourrions désormais nous passer de nos petits appareils. Nous échangeons, nous partageons, tous connectés, sans fil et en réseau permanent. Un monde idéal, tout numérique, où l’information et la communication sont potentiellement à portée de main où que nous soyons… Admettons-le, nous sommes accrocs. Et le phénomène de l’addiction n’est pas prêt de s’arrêter tant la surenchère des fonctionnalités offerte par les constructeurs nous plonge dans le désir du « toujours plus »…
Au départ, le téléphone portable permettait de téléphoner partout. L’homo telephonicus portabilis devenait accessible n’importe quand, du moment qu’il y avait du réseau. C’était déjà révolutionnaire. Le mode de fonctionnement social en a d’ailleurs été modifié. Difficile d’être injoignable ! Puis le téléphone s’est mis à envoyer et recevoir des messages écrits instantanés (
SMS). Il a ensuite pris des photos et enregistré des vidéos. Il a donc intégré
l’appareil photo numérique et le
camescope numérique, avec une qualité pas toujours satisfaisante évidemment, mais bon c’était bien quand même. Du coup, une nouvelle forme de messages permit d’échanger des données multimédia photo et vidéo : les
MMS. Tandis qu’en même temps, chaque constructeur y allait de sa plus belle nouveauté pratique pour donner au téléphone portable de véritables allures de couteau suisse :
réveil, agenda, pense-bête,
calculatrice, magnétophone, lampe de poche, mini
console de jeux pour faire passer le temps dans la salle d’attente avec Tetris et consorts, etc. Magique ! Mais ça, c’était la préhistoire…
Aujourd’hui, le téléphone portable ne s’achète plus et ne se choisit plus pour ça. La plupart de toutes ces fonctionnalités sont considérées comme une base et sont intégrées à la plupart des nouveaux modèles. Le nouveau téléphone se pare d’ailleurs d’un nouveau nom : le
smartphone, en même temps qu’il s’approprie, malgré sa petite taille, les hautes performances de nombreux autres appareils numériques.
Ainsi, le smartphone prend de véritables allures d’
ordinateur portable miniature. Il devient possible d’augmenter les capacités de stockage de sa machine grâce au principe de la
carte mémoire externe extensible via
carte micro SD. On accède aussi à Internet comme à la maison. La taille des écrans proposés s’agrandit et la lisibilité des pages commence à devenir satisfaisante. Ainsi, le
HTC Touch HD2 propose un écran tactile HD de 4’3 pouces. Une innovation considérable également pour les professionnels : le smartphone permet de recevoir et d’envoyer des e-mails aussi facilement que de téléphoner. Avec le
Blackberry Curve 8520 par exemple, il est même possible de stocker ses documents Word, Excel, PowerPoint ou ses PDF, de les modifier, et de les envoyer en tant que pièces jointes à ses mails. En rentrant de vos activités mobiles de la journée ou de votre voyage d’affaires, vous pouvez évidemment transférer votre carnet d’adresses, votre liste de tâches, votre agenda modifiés et vos nouveaux courriers sur votre
ordinateur de bureau. Idéal pour se déplacer totalement réactif et léger ! Quant aux modèles de
téléphones portables Nokia comme le 6760 Slide ou
Samsung B3310, leurs
claviers coulissants les rend édifiants de similarité avec la prise en main d’un véritable ordinateur.
Ajoutez à cela les éventuelles fonctions de radio FM, de lecteur Mp3 ou multimédia, de boussole, de GPS, et les spécificités technologiques de pointe de certains modèles comme le Nokia N97 qui propose un clavier coulissant, un écran tactile de 3’5 pouces, une mémoire de 32Go et un appareil photo avec optique Carl Zeiss, il semble peu probable qu’après avoir goûté au plaisir du couteau suisse numérique nouvelle génération vous ne deveniez pas accroc…